VACCINATION : PROTÉGER, SANS SURVACCINER

VACCINATION : ENTRE PROTECTION ET SURVACCINATION
Ayant entendu de nombreux témoignages et interrogations concernant les éventuels effets de la vaccination à court, moyen et long terme, j'ai décidé de me pencher sérieusement sur le sujet, afin d'en comprendre les véritables bénéfices, mais aussi les risques.
Et comme pour l'alimentation, certaines de mes découvertes m'ont franchement laissée perplexe…
Dans un domaine où les intérêts économiques occupent une place considérable, je pense qu'il est légitime de s'interroger sur certaines pratiques, notamment lorsqu'elles concernent directement la santé de nos animaux.
Tous les vaccins ne se valent pas et, surtout, tous ne nécessitent pas les mêmes rappels.
LES VACCINS ESSENTIELS ET LES VACCINS COMPLÉMENTAIRES
Les vaccins essentiels protègent contre des maladies virales particulièrement graves :
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La maladie de Carré (C), potentiellement mortelle.
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L'hépatite infectieuse canine (H), qui peut provoquer des atteintes graves.
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La parvovirose (P), particulièrement dangereuse chez les chiots.
La vaccination contre la rage (R) répond également à des impératifs sanitaires et, dans certaines situations, réglementaires.
D'autres vaccinations dépendent davantage de l'environnement, du mode de vie et des risques auxquels le chien est exposé : la toux de chenil, la leishmaniose ou encore certaines valences complémentaires.
La leptospirose mérite une attention particulière. Il s'agit d'une maladie bactérienne grave, également transmissible à l'homme. Sa vaccination est fortement recommandée dans les régions où elle circule, mais elle ne couvre pas toutes les souches existantes et nécessite généralement un rappel annuel.
DES RAPPELS ANNUELS QUI INTERROGENT
C'est probablement le point qui m'a le plus surprise au cours de mes recherches.
Certains vétérinaires continuent de proposer des rappels annuels de vaccins combinés CHPP ou CHPPi, alors que la durée de protection des trois valences essentielles C, H et P est généralement d'au moins trois ans, après une primovaccination complète.
Et trois ans ne signifient pas que l'immunité disparaît au bout de cette période !
Les études montrent que certains chiens conservent une protection pendant de nombreuses années, parfois pendant une grande partie de leur vie, voire toute leur vie.
Dès lors, pourquoi renouveler systématiquement ces injections sans chercher à savoir si le chien est encore protégé ?
Il faut néanmoins distinguer les différentes valences d'un vaccin combiné : la parainfluenza (Pi), notamment, ne bénéficie pas nécessairement de la même durée de protection que les trois maladies virales essentielles.
LE VACCICHECK : UNE ALTERNATIVE AUX RAPPELS SYSTÉMATIQUES
Il existe pourtant un outil particulièrement intéressant : le VacciCheck.
Ce test, réalisé à partir d'une simple prise de sang, permet de rechercher les anticorps contre la maladie de Carré, l'hépatite infectieuse canine et la parvovirose.
Lorsque les résultats indiquent une réponse immunitaire suffisante, ils permettent généralement d'éviter un rappel inutile contre ces trois maladies.
Pourquoi ne pas privilégier cette démarche plutôt que de revacciner automatiquement ?
Le VacciCheck ne mesure cependant pas la protection contre toutes les maladies, notamment la leptospirose ou la parainfluenza, et ne remplace pas les obligations légales concernant la rage.
ET QUE CONTIENNENT RÉELLEMENT CES VACCINS ?
Autre sujet qui mérite notre attention : leur composition.
Certains vaccins contiennent des adjuvants destinés à stimuler la réponse immunitaire, tandis que d'autres formulations n'en nécessitent pas.
Comme pour tout médicament, la vaccination peut provoquer des effets indésirables, généralement bénins et passagers, mais parfois plus sérieux.
Il me paraît donc essentiel de pouvoir connaître les produits administrés à nos chiens, leurs composants et les alternatives éventuellement disponibles.
Il ne s'agit pas d'affirmer que tous les adjuvants sont dangereux ou responsables de maladies graves, mais simplement de rappeler qu'aucun acte médical ne devrait être considéré comme totalement anodin.
VACCINER OUI, MAIS DE MANIÈRE RAISONNÉE
Ma démarche n'est absolument pas de nier l'utilité de la vaccination. Certaines maladies sont suffisamment graves pour que la prévention soit indispensable.
En revanche, je refuse l'idée qu'un rappel annuel doive être pratiqué par automatisme lorsqu'il n'est pas médicalement justifié.
À mes yeux, protéger un chien, c'est aussi éviter de lui administrer inutilement des produits dont il n'a peut-être pas besoin.
Je privilégie donc une vaccination raisonnée, adaptée à chaque animal, à son âge, à son environnement et, lorsque cela est pertinent, à son niveau d'anticorps.
Cette réflexion reflète mes convictions personnelles et les recherches que j'ai menées sur le sujet. Chacun reste libre de ses choix, dans le respect des obligations sanitaires.
Mais je pense sincèrement que les propriétaires devraient être mieux informés, notamment sur la durée réelle de protection des vaccins et sur l'existence des tests de titrage.
Nos chiens méritent une prévention adaptée à leurs besoins réels, pas simplement à un calendrier systématique.
Pour celles et ceux qui souhaitent approfondir le sujet, vous trouverez dans notre rubrique « Liens » des références scientifiques et des recommandations internationales consacrées à la vaccination canine.